pas d'édito

Oui, je suis trop fatigué, je vendange
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# Posted on Thursday, 21 September 2006 at 1:20 PM

Bilan d'une prison à ciel ouvert

« Elle a reçu l'éducation très spéciale de Kim Jong-Il. Elle ne peut pas imaginer comment vit le monde extérieur. Elle est encore totalement imprégnée de la Corée du Nord. Lorsqu'elle regarde la télévision chinoise ici, elle ne comprend pas les images qui défilent devant ses yeux à toute vitesse. Elle ne peut pas comprendre. Elle ne sait pas ce que c'est. Elle ne saisit même pas les atrocités et les malheurs qu'elle a vécus en Corée du Nord car elle n'a pas d'autres repères. Pour elle, les fautifs ce sont les américains. Moi je sais que Kim Jong-Il a commis des erreurs et que c'est de sa faute si la Corée du Nord a vécu des années de famine. Mais [elle] n'est pas restée assez longtemps hors du pays pour comprendre tout cela. Elle ne réalise même pas qu'il n'y a pas de liberté en Corée du Nord car le mot « liberté » n'existe pas là bas. »
Jeong Hui, réfugié Nord Coréen

Elle, c'est l'enfant réfugiée, fuyant la dictature d'un fou mégalomane. Mégalomane, car il contraint la population à des humiliations, comme de porter un badge à son effigie. Le perdre, c'est synonyme de camp de travail, et donc de mort.


Il est bien loin le temps de Joseon, le « pays du matin clair », ou encore plus banalement la Corée.
Quelle ironie du sort que d'observer aujourd'hui les deux parties de cette péninsule jadis soudée ! Buk Joseon et Nam Joseon, Hanguk et Bukhan, rien que les différentes appellations des Corées du Nord et du Sud selon le côté de la frontière où l'on se trouve, montre le fossé existant entre ces peuples, qui n'en est qu'un à vrai dire !
La Corée du Nord est sans doute le dernier Etat au monde où l'on en arrive à craindre ses propres enfants. Comment peut-on avoir confiance en ses proches dans une société où l'autocritique est imposée dans les écoles ? Où le bruit sourd de bottes cloutées résonne dans les têtes la nuit ?
L'enfer existe sur Terre, un lieu où jusqu'au mot liberté a été rayé du vocabulaire.
« Diviser pour mieux régner », telle devrait être la devise du « Cher Leader » qui, peu s'en faut, a posé les bases de son pouvoir sur la valeur sûre qu'est la délation.
Le père comme le fils n'ont eu de cesse de militariser le pays, le transformant en une véritable caserne à ciel ouvert : 1 million de soldats pour 21 millions d'habitants, soit la plus grande armée proportionnellement au monde.

Comment vivre dans un monde où il n'y a pas d'espoir ?
Le désespoir, c'est 10 ans de service militaire.
Il est dur de s'imaginer pour nous autres, populations croulant sous l'information, un peuple vivant les pires horreurs mais se croyant remarquablement bien lotti. Pour les Nord-coréens, la famine qui a frappé le pays de 1994 à 1997, Kim Jong-Il l'a aussi endurée. D'où la désillusion des réfugiés arrivant en Corée du Sud via la Chine.

La machine de propagande d'Etat est redoutable en Corée du Nord, elle développe un impitoyable système répressif et surtout dissuasif, digne de « 1984 » de George Orwell.
Il est malheureux de pouvoir faire une quantité affolante de rapprochements entre l'ouvrage visionnaire d'Orwell et la réalité nord-coréenne. On peut citer une sorte de « double pensée » développée par le régime, les membres de la classe dirigeante modifiant l'histoire et l'actualité, ils se doivent de croire en leurs mensonges en quelque sorte ; ou encore la peur généralisée chez la population. Au niveau psychologique, les spécialistes sont perplexes de constater l'état paradoxal dans lequel se retrouvent les réfugiés : ils contractent une sorte de schizophrénie. En effet leur discours varie, passant d'une critique virulente de leur dirigeant à une apologie du régime étant le fruit d'une propagande parfaitement bien menée. Une critique à l'encontre de la classe dirigeante, c'est le camp de la mort assuré, car osons les mots, le « camp de travail » n'est qu'un euphémisme : dans ces lieux, le prisonnier ne reçoit aucune nourriture.

Dans ce cas, pourquoi ne pas fuir cet enfer ?
Malheur à celui qui manque sa tentative ! Car en Corée du Nord, pour quiconque dont l'évasion est prouvée, le régime vicieux du dernier dirigeant stalinien de la planète applique la sentence fatale à la famille entière du réfugié. (La notion de famille englobe les liens du sang mais aussi l'entourage : les amis et les collègues de travail.)
Quel cynisme que cette égalité tragique dans la mort !

Après ce triste état des lieux, je défie quiconque de faire l'apologie de Kim Jong-Il et de le qualifier de communiste !

Esperanza1957
# Posted on Thursday, 21 September 2006 at 1:19 PM

démocratie2

Comment ne pas faire un bref historique de cette véritable institution politique qu'est la fraude électorale ? On pense tout de suite au chaos politique africain, avec sa pléthore de dictateurs placés à la tête de l'Etat à coups de voix détournées (ou encore d'un putsch, mais c'est une autre affaire). Traversons l'océan, et allons voir du côté du Nouveau Monde, où le même désordre politique règne toujours. On l'a bien vu en Colombie par exemple, où Ingrid Betancourt avait déjoué une tentative lors de son élection au Sénat.

"Des milliers de voix de noirs américains n'ont pas été décomptées en Floride..."

Mais ce serait passer à côté du summum de la tromperie, que d'oublier le voisin du Nord, notre cher Oncle Sam ! Douce ironie que d'entendre de la bouche d'un usurpateur patenté des v½ux de liberté pour tous les peuples, sur notre bonne vieille planète Terre ! Car qui croit encore à la transparence de l'élection de POTUS (President Of The United States, surnom affectueux donné par Michael Moore à ce bon vieux George Bush) ? Des milliers de voix de noirs américains n'ont pas été décomptées en Floride. « Et à qui profite le crime ? », devrait on dire ! On pourrait aussi faire un détour par l'Afghanistan, où après le régime des talibans renversé sommairement par les américains, le pays est en proie aux seigneurs de la guerre, qui n'hésitent pas à acheter des voix pour intégrer le gouvernement.

Mais de nos jours, il est nécessaire de tirer le signal d'alarme sur un danger qui pointe à toute vitesse et qui risquerait de voir apparaître des débordements sans précédent. La nouvelle invention très en vogue en politique est le vote électronique, qui consiste à valider son bulletin à l'aide d'un clavier à la place du traditionnel bulletin papier. Il représente un véritable danger pour l'électeur. –En premier lieu, regardons le boîtier en lui-même : c'est une boîte noire en quelque sorte, et là est tout le problème ! Impossible pour le votant de savoir ce qu'il se passe dans cette machine, son fonctionnement restera secret ! Donc à partir de là, tout est possible ! – Ensuite posons nous la question : en cas de problème dans le décompte, comment recompter les voix ? Encore une impasse ! Ce système est plus qu'aléatoire... - Pour finir, l'informatique a maintes fois montré ses limites, comme aux Etats-Unis par exemple, lors d'un vote dans l'Indiana, où les machines ont comptabilisé 144000 votes pour 19000 inscrits. (Source) Voilà où nous courons...

Esperanza1957
# Posted on Thursday, 21 September 2006 at 1:15 PM

Démocratie une question de point de vue

Beaucoup d'Etats se glorifient d'être des modèles de Démocratie sur lesquels le monde devrait s'aligner.
Or cette certitude affichée n'est qu'une façade destinée à persuader le peuple qu'il est souverain alors qu'il est loin de l'être. On nous a convaincu qu'élection est synonyme de démocratie, or beaucoup de nos systèmes électoraux occidentaux sont loins de l'être. Au Royaume Uni ou au USA le 2eme tour est inexistant, les citoyens se sentent alors obligé de voter utile même si ils avaient souhaité voter pour un parti qui correspondrait le mieux à leurs idées. Le pluralisme est donc totalement factice lorsqu'on voit un pays gouverné par une alternance de deux partis en tout point similaire. (En Angleterre le parti travailliste est aussi libéral que le parti conservateur, au USA le parti démocrate ne propose aucune d'alternative à la politique neo libérale républicaine).
Comment ne pas faire un bref historique de cette véritable institution politique qu'est la fraude électorale ? On pense tout de suite au chaos politique africain, avec sa pléthore de dictateurs placés à la tête de l'Etat à coups de voix détournées (ou encore d'un putsch, mais c'est une autre affaire). Traversons l'océan, et allons voir du côté du Nouveau Monde, où le même désordre politique règne toujours. On l'a bien vu en Colombie par exemple, où Ingrid Betancourt avait déjoué une tentative lors de son élection au Sénat. Mais ce serait passer à côté du summum de la tromperie, que d'oublier le voisin du Nord, notre cher Oncle Sam ! Douce ironie que d'entendre de la bouche d'un usurpateur patenté des v½ux de liberté pour tous les peuples, sur notre bonne vieille planète Terre ! Car qui croit encore à la transparence de l'élection de POTUS (President Of The United States, surnom affectueux donné par Michael Moore à ce bon vieux George Bush) ? Des milliers de voix de noirs américains n'ont pas été décomptées en Floride. « Et à qui profite le crime ? », devrait on dire ! On pourrait aussi faire un détour par l'Afghanistan, où après le régime des talibans renversé sommairement par les américains, le pays est en proie aux seigneurs de la guerre, qui n'hésitent pas à acheter des voix pour intégrer le gouvernement.
Mais de nos jours, il est nécessaire de tirer le signal d'alarme sur un danger qui pointe à toute vitesse et qui risquerait de voir apparaître des débordements sans précédent. La nouvelle invention très en vogue en politique est le vote électronique, qui consiste à valider son bulletin à l'aide d'un clavier à la place du traditionnel bulletin papier. Il représente un véritable danger pour l'électeur. –En premier lieu, regardons le boîtier en lui-même : c'est une boîte noire en quelque sorte, et là est tout le problème ! Impossible pour le votant de savoir ce qu'il se passe dans cette machine, son fonctionnement restera secret ! Donc à partir de là, tout est possible ! – Ensuite posons nous la question : en cas de problème dans le décompte, comment recompter les voix ? Encore une impasse ! Ce système est plus qu'aléatoire... - Pour finir, l'informatique a maintes fois montré ses limites, comme aux Etats-Unis par exemple, lors d'un vote dans l'Indiana, où les machines ont comptabilisé 144000 votes pour 19000 inscrits. (Source) Voilà où nous courons...
L'une des autres clefs de la démocratie est la liberté de la presse. Nous n'avons pas idée à quel point notre pensé est orienté par une caste de financier qui a de plus en plus la main mise sur ce qu'on appelle « le 4eme pouvoir ». Serge Dassault n'hésite pas à utiliser le Figaro et l'express pour faire valoir les intérêts les intérêts commerciaux de son entreprise.
Le PDG de TF1 ne se gène pas quand à lui d'affirmer que son seul et unique but est de vendre à coca cola du temps de cerveau disponible pour faire un maximum de profits. Il n'y a pas besoin d'aller voir en Coré du nord pour comprendre que nous sommes manipulés et formatés. La plus part des médias n'ont aucune indépendance, et c'est de cette façon que la propagande américaine à persuadée l'opinion publique qu'il y avait des armes de destructions massives en Irak. L'hexagone est loin d'être épargnée par ce phénomène, Nicolas Sarkozy a la main mise sur de nombreux medias français. Depuis plus de 20 ans il s'est employé à construire un vaste réseau d'influence dans les médias. Pendant son passage au ministère de l'intérieur, TF1 et France 2 lui ont consacré pas moins de 269 reportages et interview ou se dernier s'exprime en parfait démagogue.
« Nicolas Sarkozy aime les médias et les médias le lui rendent bien. »
Que s'est-il passe dans notre pays pour en être arrivé la ? Comment se fait il que les autres candidats a l'élection présidentielle n'aient pas le droit de s'exprimer pour avoir les même chances que le président de l'UMP ?
Nos soit disant institutions démocratiques sont des façons de convaincre le citoyen qu'il vit dans un système parfait ou la révolte serait donc inutile. Pourtant il n'y a aucune démocratie directe, l'assemblée n'a aucune légitimité démocratique, les médias n'ont aucunes indépendances et nous pauvres citoyens nous applaudissons.
La désobéissance civile n'est pas un acte anti démocratique, bien au contraire, c'est le signe d'une réappropriation de ces valeurs par le citoyen.

Esperanza1957
# Posted on Thursday, 21 September 2006 at 1:14 PM

Sarkozy, candidat au poste de « caniche de Bush »

La semaine passée, notre très pro-américain et ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, avait effectué une tournée hautement médiatique et d'intérêt électoraliste aux Etats-Unis, payés avec nos impôts, et le tout en se servant de la mort de 3 000 personnes. Avec quelques fidèles lieutenants, notamment Pierre Lellouche, un autre fanatique bushiste, il était venu à la Maison-Blanche rencontrer Steve Hardley, le conseiller national à la sécurité de Bush. Et, selon les médias à sa botte, il a eu la "surprise" de voir entrer George Bush en personne, avec qui il a eu un entretien "inattendu" de plus d'une demi-heure. Ce n'était aucunement une rencontre si inattendu que ça... en tout cas pour Bush.

Bush était venu découvrir ce qu'il espère être son nouveau Blair : un allié fidèle, que dis-je un caniche ! Eh oui ce pauvre Bush est en train de perdre tous ses copains vassaux : Aznar, Berlusconi et bientôt et surtout Tony Blair ! Eh là, magique, un bushiste pur sang du pays des fromages qui puent, du pays qui refuse encore et toujours de se coucher devant lui, déboule à la Maison-Blanche ! Vous pensez bien que Bush n'allait pas manquer l'occasion de saluer son probable futur rejeton !

Mais que dire de Sarkozy qui, à ce moment magique de sa vie, a dû être décontenancé, a dû frôler l'extase et aurait pu même devenir hystérique à la manière de ces jeunes filles voyant leur rock star préféré en vrai pour la première fois. Aurait pu, car il y avait les caméras. Eh oui, Sarkozy est quand même un champion de la communication, il n'allait quand même pas montrer ses émotions, et passer pour un abruti devant son électorat... d'abrutis disons. On aura quand même pu retenir ce sourire timide ! Et cette réaction d'une « source gouvernementale » : « ce n'est pas une rencontre officielle, mais comme ça il est content. C'est comme à Disneyland, il aura sa photo avec Mickey ». Un vrai gosse je vous dit ce Sarkozy ! On en rirai bien si seulement cet individu ne voulait pas absolument devenir notre futur Président de la République !

Il a donc fait son beau voyage au pays de la liberté (d'écraser les autres) et de la démocratie (des riches), mais il est aussi venu dénoncer à ce « grand pays » ce qu'il pensait de ce pays d'arriérés qu'est la France, et en particulier de sa politique étrangère ! Pour lui, Chirac a eu tort de vouloir utiliser son droit de veto contre la résolution de l'Onu légitimant la guerre d'Irak en 2003. Ce n'est pas du tout comme cela qu'il faut se comporter entre pays alliés selon lui ! Les Etats-Unis utilisent leur droit de veto fréquemment contre des résolutions françaises, mais cela par contre ça n'offusque pas Sarkozy ! Outre le fait qu'il légitime une guerre désastreuse, il préconise un alignement sur toutes les positions internationales des Etats-Unis, la seule position convenable selon lui ! Une posture à regretter fortement Chirac.... Pour vous dire au point où on en est !

N'oublions pas non plus que l'alignement qu'il préconise sur Bush et ses néo-cons n'est pas de seule nature diplomatique, elle est aussi générale. En effet, Sarkozy défend les mêmes orientations politiques que Bush : réduction des libertés au nom de la sécurité, accroissement de la répression policière, communautarisme, discrimination positive, ultralibéralisme économique, et retour de la religion dans la politique. En clair un Tony Blair puissance 10.

Mais Sarkozy devra affronter les urnes avant tout de chose. Qu'on lui dise ce qu'on en pense de son positionnement couché !

Thimèle
# Posted on Thursday, 21 September 2006 at 1:12 PM